GABORIT Mathieu – Les Chroniques des Féals ~ Le Fiel, tome 2

19 février 2012 10 commentaires

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Titre : Le Fiel (Les Chroniques des Féals, tome 2)
Auteur : Mathieu GABORIT
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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La Charogne traque Januel, l’assassin de l’empereur de Grif’, bien malgré lui.  Farel, Scende et Tshan l’aide à rejoindre la Caladre pour qu’il puisse apprendre à gérer ses pouvoirs (le Bien et le Mal) ; tout en même temps, Januel doit contrôler le fiel dans son corps ainsi que le Phénix.

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)°º•. Les créatures mythiques – Griffon, Dragon, Licorne, Tarasque, Chimère, Basilic, Pégase, Caladre, Aspic et Phénix – font toujours partie de l’histoire. On y découvre notamment le Caladre qui fait froid dans le dos puisque perché sur l’épaule de son maitre puisqu’il accapare la bouche de ce dernier de manière permanente avec sa queue… munie de crocs au bout.
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Je n’accroche toujours pas avec notre héros principal, Januel : borné et assez cyclothymique, il passe bien souvent son temps entre les reproches à autrui et un état de béguin dégoulinant. Par contre, je me sens plus proche de Scende la draguéenne qui montre toujours autant de plomb dans son comportement et ses réflexions ; Tshan l’Archer Noir a aussi tout plaire, sa modestie en premier.
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Quelques personnages secondaires arrivent à tire-larigot et leur entrée peut perturber le lectorat dans la compréhension de la ligne directrice de l’histoire.

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)°º•. Le point d’orgue de cette trilogie repose à mon avis sur l’inventivité dont fait preuve Mathieu Gaborit pour son univers : les décors implantés sont très beaux, on imagine avec facilité la ville en forme de Féal, les rues pavées d’écailles, etc. Le M’Onde fait rêver mais cette très bonne imagination peut aussi être source de minime frustration puisqu’on ne va pas davantage visiter ces territoires inventés.

J’ai par ailleurs été très attirée et totalement subjuguée par le concept du fiel et la drogue de ronces noires même s’il n’est pas évident d’en apercevoir toutes les subtilités.

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Au niveau de l’écriture, j’ai trouvé que l’auteur s’accordait quelques facilités et autres retournements prévisibles. Les dialogues m’ont paru difficiles, parfois un peu bancals ; et c’est d’autant plus surprenant puisque j’ai été charmée par la plume concernant la création de cet univers.
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La psychologie des « méchants » est également appréciable et la phrase « le royaume des morts n’existe-t-il qu’en vertu de la vie ? » me fait d’autant plus tilter : quels liens unissent la Charogne et le M’Onde ?
Dans ce tome, on en apprend davantage sur les mystères entourant les Ondes et les ruisseaux des origines. Attention, la fin est on ne peut plus cliffhanger.

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« Le Fiel » continue à présenter l’épopée de Januel, Farel, Scende et Tshan : si les rebondissements prévisibles nous ravissent un peu notre enthousiasme, l’inventivité autour de ce microcosme est subjuguant. On appréciera peut-être davantage les personnages secondaires par rapport au protagoniste mais on reconnaît-là une histoire dont le style change un peu par rapport à ce que l’on connaît.

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)°º•. Biographie
Né en 1972, Mathieu Gaborit dédie ses premières amours aux jeux de rôle. En plus de jouer, il participe à l’écriture des jeux de rôle et est auteur de l’un d’entre eux. C’est tout naturellement qu’il en vient à l’écriture de romans dans l’imaginaire.
Son site.

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Dans le chaudron :
¤ Coeur de Phénix, tome 1
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Souvenir de lecture : Préfères-tu supporter la Caladre ou le Jelhenn ?

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Ce livre a été apprécié en lecture commune avec Dup, LefsÖ, Olya & Ptitetrolle, qui ont chroniqué ce tome. Mais aussi avec Cerisia, Elo, Pat, Phooka & Roz.

Sur la bloggosphère, Mes Imaginaires (SBM) a aussi chroniqué ce livre.

CITRIQ

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Pics : #01 Caladre ; #02 Phénix.

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BOUSQUET Charlotte – La peau des rêves ~ Nuit tatouée, tome 1

17 février 2012 21 commentaires

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Titre : Nuit tatouée (La peau des rêves, tome 1)
Auteur : Charlotte BOUSQUET
Plaisir de lecture :  Livre fantas… tique

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Najma est prisonnière d’un clan et se voit raconter une histoire aux enfants quémandeurs. Dans le nid des Chimères d’Itzan à ‘Lona, il est difficile de renier son don de conteuse. Najma nous entraîne dans un Paris apocalyptique. Après le Cataclysme qui a eu lieu il y a plusieurs décennies, les clans se battent pour un territoire anéanti. Chez les hommes, le statut adulte s’acquiert en tuant son premier adversaire. Cléo survit dans ce monde sans pour autant y trouver sa place. Un jour, une “proie” est toute désignée, la mort est le seul objectif : elle s’aperçoit alors que la Chimère possède à son poignet le même tatouage qu’elle.

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)°º•. A la suite du Cataclysme, sont nés les mutants. De nouvelles « races » ont vu le jour : les Chimères ces mi-animaux mi-humains se partagent le territoire avec les hommes (Mens) et les créatures des sous-sols appelés « Ceux d’en-dessous ».  Chacun forme un ou plusieurs clans ; si on peut entrevoir une semi-solidarité entre les hommes ; le mouvement général veut que chacun se méfie de tout le monde.
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Marcus est le chef du clan humain où notre héroïne Cléo vit. Il semble savoir des choses mais veut les garder secrètes au grand dam de Cléo. Cette dernière n’est pas une héroïne abracadabrante. Elle n’a pas une très grande confiance en elle et prend généralement des décisions sur le tard. Bien que je n’accroche pas à elle autant qu’à des héroïnes que j’aurai pu croiser dans d’autres livres, elle me plaît. Sans doute parce que Bousquet a pris le temps de construite une personnalité « commune » c’est-à-dire tout à fait crédible dans ses réactions et émotions sans ce côté ultra-héros qui peut parfois brûler la rétine tellement il est inconcevable. Elle est pourtant brutalisée de bien des manières au sein du clan du passage qui l’a recueillie à sa naissance.  Son tatouage représente un serpent ailé et demeure la clef de voûte de l’histoire.
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Dans ce groupe, nous retrouvons Tania, la soeur adoptive de Cléo. Je me demande encore comment sa jalousie ne l’a pas tuée. A côté de Cléo, elle est pâle. Cheveux blonds presque blancs, peau quasiment translucide, c’est pourtant bien aux yeux de son père et des autres qu’elle sera le plus invisible. Il y a également Tybalt ; quelque peu enragé et extrêmement jaloux, il ne mérite que des claques pour son comportement inacceptable.
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Lors de ses péripéties, Cléo rencontrera furtivement Axel et Lyn, deux Chimères. Elle a laissé en vie le premier sans que son clan le sache afin de ne pas déclencher un esclandre. Quant à Lyn, elle partage le même tatouage et la même couleur des yeux.  Auraient-elles aussi un passé similaire ou des origines communes ?

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)°º•. Charlotte Bousquet nous sert un univers où le cataclysme a eu lieu il y a quelques décennies. Cette atmosphère post-apocalyptique est servie par des ambiances sinistres voire très sombres. Elle ne glisse pas vers la facilité où tout le monde est désoeuvré-que-c’est-triste. Et puis, « post-apocalyptique » ne rime pas forcément avec zombies, même si je les aime bien.  Les descriptions sont plutôt rares et l’absence d’explications de l’univers permet à l’auteur de nous rapprocher davantage des sensations de Cléo, ce que je trouve très judicieux.
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Pour cette histoire, nous nous confronterons aux doutes et peurs de Cléo : elle veut découvrir les clefs de son passé, savoir qui elle est et aussi ce qu’elle veut. La quête d’identité entraînera aussi la question des différences, la monstruosité que peut refléter une personne étiquetée comme anormale ou qui ne rentre pas dans le moule. L’affirmation de soi peut être vu comme un fil rouge.
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Enfin, la jalousie et la trahison sont deux thèmes illustrés avec des extraits d’œuvres classiques : Cyrano de Bergerac, Roméo & Juliette Horace et Othello. J’ai beaucoup apprécié cette petite originalité qui fait son effet.

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)°º•. Ce « court » roman de 230 pages – qui s’engloutit très vite – repose sur une idée de départ originale avec les tatouages qui « parlent », qui racontent une histoire. A première vue, nous abordons deux récits parallèles sans véritable lien entre eux.
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J’ai absolument voulu intégrer – voire apprendre par cœur – la composition des clans grâce au lexique présent en début de livre. J’ai vite abandonné, au fil des pages, Charlotte Bousquet prend soin de son lectorat et on range très vite les personnages croisés dans les bons groupes. Il y a deux petits détails que j’ai particulièrement aimés : l’amour de Cléo pour les livres et de voir comment ils sont alors traités après le Cataclysme mais aussi le jeu de piste avec les pancartes où seules quelques lettres sont encore lisibles.
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La trame présentée est déjà relativement riche : on trouve beaucoup de détails, de débuts de sentiers que pourrait prendre Charlotte Bousquet dans la suite de son histoire. Le rythme est bon, sans effet de relâchement et le suspense est bien entretenu car on veut toujours en savoir davantage. On avance à tâtons mais on meurt d’envie de connaître tous ces mystères et on demeure très intrigués par les Chimères.
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Bien que la couverture indique « à partir de 13 ans », j’émets quelques doutes au vu de la violence physique et morale. Certaines scènes sont trop virulentes pour ne pas être sceptique quant à l’âge préconisé : même si – me dit-on – les jeunes à cet âge-là savent tout, il y a une différence entre “croire savoir” et “le lire noir sur blanc”.
« Nuit tatouée » est le premier tome d’une pentalogie.

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Il suffit de se laisser bercée par la plume de Charlotte Bousquet pour que la magie opère. Dans un monde post-apocalyptique, le tatouage de Cléo est intriguant et nous emmène vers des mystères et des Chimères bien étranges.

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)°º•. Biographie

Née en 1973, Charlotte Bousquet est une touche à tout. Tout à la fois, elle est auteur, traductrice et créatrice de jeux de rôle. Elle est aussi passionnée par l’histoire, la mythologie et les contes.

La couverture est un toucher peau de pêche, et même si elle ne dure pas dans le temps (après être passée entre 2 ou 3 paires de mains), elle est appréciable et sert parfaitement la superbe illustration de Mélanie Delon.
Son site, son blog.

Pour lire les premières pages, c’est ici.

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Souvenir de lecture : Une idée originale, des tatouages qui “parlent”… on ne demande qu’à écouter !

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Book en stock (Phooka), Books in Wonderland (Seelie), De l’autre côté du miroir (Laure), Délivrer des livres (Herisson08), Le marque-page (Choukette), Mes Imaginaires (SBM), Reflets de mes lectures (Cédric Jeanneret), See you beyond heaven (De.w), Tout à fée… bourbonnaise, Un brin de lecture (Karline05) se sont aussi plongés dans ce premier tome.

CITRIQ

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Ce livre est voyageur.

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Ce livre entre de plein fouet dans le cadre du challenge “Fins du monde“.

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Pics : #01 Black Wings par Paingu ; #02 A drawing on wrist par Negative after image.

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Catégories:BOUSQUET Charlotte Tags:

Mes 14 valentins

14 février 2012 52 commentaires

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Dans le dedans des livres, il y a plein de gens. Dont certains te donnent des bouffées de chaleur. Mais soyons réalistes, la plupart issus de mes lectures sont plutôt du genre anti-héros avec un physique très peu gracieux, un mental qui ferait fuir toute belette à longues jambes ou pire : trop jeunes pour avoir envie d’idées épicées rien qu’en pensant à eux.

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En 2010, je m’étais choisi 14 valentins ; pour le Top Ten Tuesday des 10 personnages principaux préférés, j’avais modifié le thème en mes 10 mecs favoris. Yeux fermés, il est marrant de constater que décidément, oui, certains ont leur place attitrée dans mon petit coeur tout mou ♥.

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Par ordre alphabétique :

¤ Assam de Yamada NANPEI (Les Princes du Thé)
Un beau ténébreux qui peut exaucer trois voeux personnels, cela ne se loupe pas. Surtout quand il porte le nom d’un de tes thés préférés. Bon, parfois il est tête à claques, mais on lui pardonne.
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¤ Durzo Blint de Brent WEEKS (L’ange de la nuit)
Beucoup préfèrent son apprenti, mais je le trouve trop jeune (trop blond aussi). Durzo, c’est un pisse-culotte, quoi. Ce qui veut dire la crème de l’assassin, n’ayez pas les idées mal placées jeunes gens.
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¤ Grinza Al Jarett de David B.COE (La Couronne des sept royaumes)
Séduisant sorcier aux cheveux blancs, il reste humbl- parfois trop modeste – et malgré lui, il doit jouer à un jeu qu’il n’aime absolument pas. Il protège envers et contre tout ceux qu’il aime.
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¤ Iron Man de Stan LEE (Civil War)
Allez, il fallait bien un super slip héros dans l’affaire, histoire de. Iron Man est d’autant plus miam quand il est porté à l’écran grâce à l’acteur Robert Downey Junior. Je sais que dans la salle, je ne suis pas la seule insensible à ses charmes.
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¤ Jonathan Strange de Susanna CLARKE (Jonathan Strange & Mr Norrell)
Hiiii. Et ce cri aussi sera repris par quelques copinettes. Jonathan est THE gentleman. En plus, il semble doué dans la matière “magie”, alors que demander de plus ?
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¤ Julien Mayfair d’Anne RICE (Saga des Sorcières Mayfair)
C’est une saloperie finie mais sans doute ce qui nous attire chez lui. Il est une pièce maitresse dans cette famille pourtant matriacarle. Avec lui on va de surprise en surprise. Bon on l’aime, mais on se méfie un peu de lui quand même, hein les filles ?
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¤ Kvothe de Patrick ROTHFUSS (Le Nom du Vent)
Homme séduisant, un costaud et très mystérieux. Dans ce premier tome, on découvre les premiers mois de sa vie qui ne se sont pas révélés très faciles. On le suppose très bad boy puisque la série se nomme “Chronique d’un tueur de roi”. Alors, rien que ça, ça nous fait frémir.
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¤ Listak d’Anaïs CROS (Les Lunes de Sang)
C’est le pendant fantasyien de Sherlock Holmes, avec des oreilles pointues en plus. Rien que de dire ça, on pourrait le croire comique sur les bords. Ce n’est pas le cas : il serait plutôt du genre à te ramener plus bas que terre avec ses phrases cyniques. Comme personne n’arrive à l’avoir – même pas la pauvre Amhiel – il a d’autant plus sa place dans mes 14 valentins. Un soir dans son lit, oui ; vivre avec, non. Mais ça, on l’aura compris.
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¤ Paul, Pwil-le-deux-fois-né de Guy Gavriel KAY (La Tapisserie de Fionavar)
Et non, moi celui que je préfère, c’est bien Paul. Parce que Kévin est blond, déjà pour commencer. Et puisque bon, quand même “il est deux fois né” et pour ceux qui connaissent la trilogie sait quelle épreuve se cache là derrière. C’est un homme abîmé qui a mis longtemps à se relever du deuil de Rachel. Et les hommes abimés, ça secoue sec le cocotier de notre coeur.
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¤ Rampa de Neil GAIMAN & Terry PRATCHETT (De bons présages)
Je crois que la seule évocation de son nom peut suffire à comprendre pourquoi. Oui, c’est tout un personnage. J’adore son comportement, son jmenfoutisme et bien évidemment sa relation avec son double angélique. Bon, et puis un démon à la place d’un homme, c’est bien aussi. Non ?
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¤ Ren d’Aï YAZAWA (Nana)
Han, mais han, quoi. C’est juste le beau brun mystérieux qui fait craquer tout le monde. D’accord, il est avec Nana et ils forment un beau couple, blabla. Mais elle peut bien me le prêter pour ce 14 février, non ?
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¤ Sirius Black de J.K. ROWLING (Harry Potter)
Et mes yeux dans tes yeux… ahouh tcha tcha tcha. Ah bah voilà, c’est sans doute l’un de mes Valentins les plus connus. On ne dirait jamais non à Sirius.
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¤ Thorgal de Jean VAN HAMME & Grzegorz ROSINSKI (Thorgal)
Il y a encore des gens sur terre qui ne connaissent pas Thorgal. Moi, j’dis qu’on devrait les brûler pour cause d’ignorance. Shame on you les gens ! Thorgal c’est une BD très bonne, et en plus, il est bel homme.
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¤ Valerius Gaïus Gratillonius de Poul & Karen ANDERSON (Le Roi d’Ys)
Chagriné, il fait bien souvent du mieux qu’il peut. Il est parfois frustré mais tellement gentil. Le hic, c’est qu’il a déjà 9 femmes et qu’en plus de le partager, il va falloir être aimable car ce sont des sorcières. Mais une fois que vous avez mis le grappin dessus, ne le lâchez plus !

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Et chez vous, quels sont les Valentins
qui font palpiter votre petit coeur ?

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Pic : Book of love par Susspix

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Catégories:Vie de bloggeuse

POSSAMAÏ Adam : Perles noires

9 février 2012 10 commentaires

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Titre : Perles noires
Auteur : Adam Possamaï
Plaisir de lecture Livre à découvrir

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Au sein de ce recueil, vous découvrirez l’envers du décor, les masques vont tomber. Sous le sceau du mystère, les plans se dessinent sous vos yeux. Les plus machiavéliques ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Certains vont passer l’arme à gauche sous le sourire des autres.

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)°º•. C’est tout une brochette sympathique de personnages que nous allons croiser et même côtoyer : pédophiles, tueurs à gage, dangereux criminels, vampires, mythologies grecques et bibliques, il y en a vraiment pour tous les goûts. Il n’empêche que les plus coriaces peuvent aussi se révéler être votre voisin voire même votre fille !
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Ils nous font froid dans le dos, nous débectent, nous font sourire ou nous ont par surprise : c’est ainsi que Possamaï nous entraine dans son paquet d’êtres vivants ou un peu moins vivants. Les nouvelles sont corrélées entre elles grâce à la présence de personnages secondaires qui deviennent les protagonistes d’autres.

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)°º•. Il va sans dire que ce livre « fantastique » propose une grande noirceur : l’humour noir est présent à chaque page, il est très appréciable car on ne peut s’empêcher de sourire. Les nouvelles semblent être classées dans un ordre croissant d’horreur, du moins, est-ce comme cela que je l’ai ressenti. Part ailleurs, les atmosphères sont bien retranscrites sans pesanteur excessive.
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Possamaï fait preuve d’un cynisme indéniable, une philosophie qui rehausse sans conteste les nouvelles. Il se fait le temps de quelques pages, le critique de notre société, des mythes religieux en focalisant sur un point précis tout en le détruisant. Les thématiques sont hétérogènes : haine, amour, survie, curiosité, assassinat, trahison et surtout vengeance.
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Chaque nouvelle est racontée à la première personne du singulier, le protagoniste est le narrateur. Bien que toutes sombres, certaines nouvelles m’ont enthousiasmée, parfois un peu dégoûtée (il faut bien le dire), et d’autres ne m’ont guère surprise dans le dénouement. Même si l’effet de déception de ne pas “en savoir plus”  dû au format “nouvelle”  se ressent, le plaisir pour moi est pourtant bien là. Les nombreux dialogues sont prenants, les descriptions dynamiques et on s’anime presque de joie à voir les  méchants  “souffrir” .
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« Perles noires » est un monde sombre dans lequel vous plongerez si vous aimez le cynisme bien marqué mais qui vous fera sourire. Possamaï nous propose un bien bel exercice grâce à une plume tonique.
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)°º•. Biographie
Né en 1970, Adam Possamaï est professeur en sociologie, s’intéressant de près aux mouvements, au droit et la culture religieux ainsi que les implications de la consommation sur la religion. C’est en 1992 qu’il s’essaie pour la première fois au Fantastique.
Le recueil « Perles Noires » a été élu  Coup de Cœur 2006 des bibliothèques de Paris.
L’intrigante couverture est signée Jimmy Kerast.

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Souvenir de lecture : Tel est pris qui croyait prendre.

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Et hop, le petit logo car on aime nos petites maisons d’éditions.
“Petit mais costaud ”, Lokomodo.

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Cette lecture a été réalisée en partenariat avec les éditions Lokomodo.

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Catégories:POSSAMAI Adam Tags:,
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